Les concours de la fonction publique ouverts aux diplômés en droit

Publication : 1er avril 2020

Justice, sécurité, santé, administration, impôts et douanes : la fonction publique offre de réels débouchés aux juristes. Les diplômés en droit (licence, master) peuvent présenter divers concours, avec de bonnes chances de réussite.

Quels concours pour les juristes ?

Les concours qui s’adressent aux juristes sont divers. Il y a ceux organisés par le ministère de la justice qui permettent d’accéder à un poste de greffier, de directeur des services de greffe ou de magistrat, ou d’intégrer l’administration pénitentiaire. Il y a aussi les concours organisés par la Police nationale et la Gendarmerie nationale pour recruter des gendarmes-enquêteurs, des lieutenants ou commissaires de police. Le niveau d’études requis varie de bac + 2 à bac + 5.

Les diplômés en droit ont également accès à de nombreux concours administratifs : ceux qui donnent accès à un poste d’inspecteur (de la concurrence et de la répression des fraudes, des douanes, des finances publiques, du travail), à un poste d’attaché (d’administration ou territoriale) ou encore à un poste de directeur d’établissement (hospitalier ou médico-social).

Concours avec épreuve de droit obligatoire

  • à bac + 2 : greffier des services judiciaires ; lieutenant pénitentiaire ;
  • à bac + 3 : directeur des services des greffes ; directeur des services péniten­tiaires ; huissier du Trésor public ; officier de police ; concours d’entrée à l’EN3S (École nationale supérieure de sécurité sociale) ; concours d’entrée dans les IRA (instituts régionaux d’administration) ;
  • à bac + 5 : commissaire de police ; officier de gendarmerie.

Concours avec épreuve de droit en option

  • avec le bac : contrôleur de la CCRF (concurrence, consommation et répression des fraudes) ; contrôleur des douanes ; contrôleur des finances publiques ; contrôleur du travail ; rédacteur territorial ; secrétaire administratif des administrations parisiennes ;
  • à bac + 3 : attaché (Ville de Paris, administration centrale, recherche, administration scolaire et universitaire) ; directeur d’établissement sanitaire, social et médico-social ; directeur d’hôpital ; inspecteur de la CCRF ; inspecteur des douanes ; inspecteur des finances publiques ; inspecteur de l’action sanitaire et sociale ; élève commissaire des armées.

Quel profil pour les concours administratifs ?

Ces concours de catégorie A sont ouverts à bac + 3 (licence ou équivalent). Toutefois, la plupart des candidats qui se présentent aux épreuves et qui les réussissent ont un niveau supérieur (master ou équivalent). Pour certains concours, comme celui donnant accès aux IRA (instituts régionaux d’administration), la quasi-totalité des admis présente un niveau bac + 5. Et ils ont souvent suivi une préparation spécifique au concours.

Pour réussir aux concours administratifs, des connaissances juridiques sont indispensables. Suivre des études de droit à l'université ou un cursus en IEP (institut d'études politiques) semble donc adapté. À condition, bien sûr, de choisir le bon parcours au sein de ces filières : droit public (et non droit privé) en fin de licence de droit, puis en master ; "carrières publiques " à l'IEP. À l'université, d'autres cursus permettent d'acquérir des bases en droit : DUT carrières juridiques (bac + 2), licence AES (administration économique et sociale), licence LAP (licence administration publique), notamment.

Sont également attendues une solide culture générale et des qualités de synthèse.

Comment se préparer aux épreuves ?

La concurrence au concours est importante, et les candidats ont souvent un diplôme plus élevé que le minimum requis. En outre, quelle que soit sa formation de base (université ou IEP ; droit ou économie), les enseignements suivis ne couvrent pas l'ensemble des programmes proposés. Il convient donc de se préparer sérieusement.

Les IPAG (instituts de préparation à l'administration générale), rattachés aux universités, et les CPAG (centres de préparation à l'administration générale), intégrés aux IEP, proposent une préparation aux épreuves communes des concours. On y accède sur dossier et parfois tests. Pendant 1 an, ces organismes dispensent une solide formation en droit constitutionnel, droit administratif, finances publiques, économie, culture générale… Des cours de méthodologie (travaux dirigés, devoirs sur table) permettent de s'entraîner pour l'écrit et l’oral.

Le CNED (Centre national d’enseignement à distance) propose pour sa part une préparation à par correspondance.

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Présenter plusieurs concours : une solution ?

Présenter plusieurs concours administratifs de catégorie A pour s'assurer un poste à l’arrivée, c'est possible. Cette stratégie peut s'avérer payante, dans la mesure où certains concours comportent des épreuves similaires : une composition ou une dissertation sur un sujet d'ordre général, une épreuve en droit (optionnelle ou obligatoire) et une épreuve de langue vivante.

Autre stratégie : passer aussi un concours de catégorie B, ouvert avec le bac. En cas de réussite à ce dernier (et d’échec aux précédents), il reste possible de se présenter au concours de catégorie A par la voie "interne", une fois en poste, généralement moins sélectif.

Noter que deux sessions de recrutement sont désormais proposées chaque année pour accéder aux IRA, ce qui offre davantage de chances de réussite aux candidats.