Scolarité et troubles auditifs

Les répercussions d'une déficience auditive sur la scolarité

Publication : 18 octobre 2021

Accéder au savoir est difficile pour les enfants déficients auditifs quand l'essentiel de l'apprentissage scolaire passe par le langage oral. Pourtant, la majorité d'entre eux est scolarisée en milieu ordinaire, avec des aides techniques et humaines, et en respectant le mode de communication choisi par le jeune et sa famille.

Les difficultés rencontrées par les jeunes en situation de handicap auditif

La déficience auditive peut engendrer un retard plus ou moins important dans l'apprentissage de la lecture et la maîtrise du français ou des langues étrangères.

Les moyens pour y remédier

Modes de communication

Pour comprendre et se faire comprendre, l'élève sourd ou malentendant peut utiliser différents modes de communication comme la LSF (langue des signes française) ou la lecture labiale, aidée ou non de la LfPC (langue française parlée complétée), l'écriture selon son niveau d'apprentissage du français écrit, voire le dessin ou le mime. La LSF est reconnue, depuis 2005, comme une langue à part entière. Tout élève concerné doit pouvoir recevoir un enseignement bilingue LSF/français. La LfPC est un codage manuel des sons qui peut venir en soutien de la lecture labiale. Elle évite la confusion des sosies labiaux comme "pain" et "main".

Des aménagements en classe

  • Aides humaines : l'élève sourd peut demander l'aide d'un codeur en LfPC ou d'un interprète en LSF pour expliciter ou traduire certains cours, d'un enseignant spécialisé et/ou d'une personne chargée de l'aide humaine. Hors du temps scolaire, un service spécialisé pour du soutien en français ou en LSF peut suivre l'élève.
  • Appareillage auditif : il apporte un réel confort ; un microphone HF (haute fréquence), utilisé par l'enseignant, permet à sa voix de parvenir directement dans l'appareil, sans les bruits ambiants.
  • Emplacement : l'élève doit pouvoir lire sur les lèvres de son interlocuteur. Cela demande quelques aménagements en classe (être placé au 1er rang...). Mais la lecture labiale ne permet de restituer que 40 % du message.

Lors des examens, l'élève peut avoir recours à des interfaces de communication pratiquant le mode de communication qu'il utilise habituellement : LSF, LfPC. Il peut, dans certains cas, être dispensé de l'étude d'une seconde langue vivante, et présenter la LSF en épreuve facultative, notamment au bac général et technologique.

Les accompagnements proposés

Selon son projet pédagogique ou son PPS (projet personnalisé de scolarisation), l'élève peut bénéficier d'un accompagnement médico-social, dispensé par les professionnels d'un Sessad (service d'éducation spéciale et de soins à domicile) : médecin phoniatre, psychologue, audioprothésiste, orthophoniste, éducateurs ou éducatrices spécialisés, interfaces de communication.

Lorsque l'élève est scolarisé avec l'appui d'un dispositif Ulis (unité localisée pour l'inclusion scolaire) à école, au collège ou au lycée, l'emploi du temps prend en compte les heures de soutien et de parole dispensées par des enseignants spécialisés, les séances de mode de communication dispensées par des codeurs LfPC ou des spécialistes LSF, la rééducation en orthophonie.

Information école inclusive

Les cellules d’écoute et de réponse de l'école inclusive, dans chaque DSDEN (direction des services départementaux de l’Éducation nationale) ont pour objectif d’informer les familles sur les dispositifs existants, le service public de l’école inclusive et de répondre sur le suivi du dossier de leur enfant. Elles sont joignables au numéro unique : 0 805 805 110 (service gratuit + prix d’un appel local).

La cellule ministérielle « Aide handicap école » est joignable au 0 800 730 123 (numéro accessible aux personnes sourdes et malentendantes).

Vous pouvez également écrire à l'adresse : aidehandicapecole@education.gouv.fr.