Scolarité et troubles visuels

Les aides techniques pour compenser les troubles visuels

Publication : 18 octobre 2021

Se déplacer, lire et écrire… autant d'activités difficiles à maîtriser pour une personne déficiente visuelle. L'apprentissage de techniques de compensation peut l'aider à surmonter ces difficultés et acquérir une plus grande autonomie, indispensable à une scolarité et une insertion professionnelle réussies.

Des techniques pour une plus grange autonomie

Dispensées par un instructeur pour l'autonomie des personnes déficientes visuelles, aussi appelés "instructeur en locomotion", des techniques permettent aux personnes en situation de handicap visuel de se déplacer en toute sécurité. Adaptées aux besoins individuels, ces techniques s'appuient sur des acquis en psychomotricité afin de se représenter mentalement un lieu, d'analyser un carrefour à partir d'autres perceptions sensorielles, d'évoluer sur un trajet encombré ou d'emprunter les transports en commun, par exemple. Dans certains cas, l'instructeur forme à l'utilisation d'une canne blanche.

La rééducation en AVJ (activités de la vie journalière)

La rééducation en AVJ a pour but de développer les compétences pratiques dans les activités de la vie courante : repas, toilette, habillage, autonomie pour les repas, manipulation de la monnaie, entretien des vêtements… Cette rééducation permet d'optimiser le potentiel visuel restant et de développer les autres sens.

Le braille

Il s'agit d'un système de lecture et d'écriture composé d'une série de points en relief, reconnus avec les doigts. Grâce à des outils comme le poinçon, la tablette et la machine à écrire braille, le jeune déficient visuel peut garder une trace écrite des cours. Certains ordinateurs, équipés d'afficheur et d'imprimante braille, permettent de transcrire un texte en caractère d'imprimerie, appelé texte "en noir" en braille.

L'informatique adaptée

Elle regroupe les logiciels de grossissement qui agrandissent les caractères et tout ce qui apparaît sur l'écran. Les jeunes aveugles et malvoyants pourront tirer profit d'ordinateurs équipés de synthèse vocale qui lisent à voix haute les textes à l'écran.

Toutes ces techniques sont enseignées dans les établissements médico-sociaux destinés aux jeunes déficients visuels ou bien par les professionnels des services de soins et d'accompagnement, les Sessad (services d'éducation spéciale et de soins à domicile).